La gestion de portefeuille projet pour piloter une démarche Lean

Le Lean est la démarche qui vise à optimiser les cycles de production en limitant/éliminant le gaspillage et les pertes inutiles. Principalement implanté dans l’industrie (automobile), le Lean est également transposable au monde du service.  La démarche a alors pour objectif d’améliorer l’efficacité opérationnelle de l’entreprise (organisation générale, activités transversales etc.). Une démarche Lean est particulièrement structurante pour l’entreprise car elle peut modifier en profondeur le mode de travail des individus qui la composent.  

Les deux premières étapes d’une démarche Lean consistent à identifier la valeur du client (valeur en terme de production) puis à cartographier la chaine de valeur (i.e. l’ensemble des actions qui vont permettre de produire la valeur) au sein de son entreprise.  Cette cartographie des flux d’information va permettre la mise en évidence des lacunes et des axes de progression (qualité, délai, rentabilité, etc.).

Ces différents flux, ou processus, sont souvent étroitement liés entre eux.  Le chantier d’amélioration est donc une démarche globale : elle doit prendre en compte l’ensemble des interactions entre les flux et ce, quels que soient les outils Lean utilisés (5S, poka yoke, PDCA, DMAIC…).

À ce titre, utiliser un outil de gestion de portefeuille de projet va permettre :

– De suivre de manière homogène l’ensemble des différents chantiers d’amélioration des processus.

– D’identifier les ressources communes aux différents projets opérationnels, de rationnaliser et d’en diminuer les coûts.

De manière plus concrète, cette organisation va permettre de distinguer les processus les plus risqués des plus prometteurs (retour sur investissement important/rapide) et de mettre en place des actions en ligne avec la stratégie de l’entreprise. Elle va permettre de :

– Concentrer les efforts et les investissements (financiers ou humains) sur les projets stratégiquement prioritaires.

– Modifier les organisations en fonction des possibilités et de la pertinence.

– Contrôler en continu l’amélioration globale des processus et des optimisations transversales

– Piloter les projets.

En conclusion, n’oublions pas que la démarche Lean ne doit pas afficher des objectifs uniquement comptables. Dans la conduite du changement, la dimension humaine est prépondérante.  Une bonne communication, une mobilisation constante des acteurs et l’implication du top management sont les facteurs clés qui permettront de mener à bien la démarche.

 

1 Commentaire

  1. 9 octobre 2014

    […] tenu de la multiplication des projets dans les entreprises, ainsi que de leur nature complexe (projets lean, agiles, cycle en V, etc.), l’ESI note que de plus en plus d’entreprises […]